Transat Jacques Vabre : "Notre objectif est de revenir dans la course"

Brest, France, 30 octobre 2019

Alors que l'IMOCA MACSF fait route vers Lorient mercredi 30 octobre pour réparation, les skippers Isabelle Joschke et Morgan Lagravière font le récit de ce qui s'est passé à Etretat lorsque le bateau a talonné le fond. Ils restent déterminés à reprendre la course dès que possible. 

Contrainte d'arrêter le bateau à Brest car la quille a été endommagée à Etretat au moment du contounement de la première bouée, Isabelle Joschke, skipper de l'IMOCA MACSF engagé dans la course de la Transt Jacques Vabre raconte ce qui s'est passé.

Ce qui s'est passé à Etretat

"Talonner quelques heures après le départ d’une traversée de l’Atlantique suscite des interrogations  légitimes. Quel a été le raisonnement à bord de l’IMOCA MACSF dimanche à l’approche de la bouée spectacle d’Etretat, dernier passage obligé avant le grand large ?

Le parcours ligne de départ – Etretat se situe dans l’axe du vent. Il faut louvoyer pour passer la bouée et la laisser à bâbord. Le dernier bord impose d’approcher la côte pour passer la marque, et le courant contraire, avec de très forts coefficients de marée (107), implique de prendre large pour ne pas dériver du mauvais côté de la bouée. Or celle-ci est mouillée proche de la plage.

Au moment de ce dernier virement de bord, nous sommes bord à bord avec Maître coq et Arkea. Morgan a le nez sur la cartographie et le sondeur. Tant que nous ne sommes pas entrés dans la ligne de sonde des 5 mètres, nous sommes théoriquement en sécurité. Les sondes affichent 7,80 mètres et la hauteur d’eau est de presque 2 mètres au-dessus des sondes de la carte.

Sur la trace effectuée par MACSF, l’IMOCA vire dans une zone libre de tout danger.

La quille touche alors que le bateau entame la manœuvre de virement et avance  à une vitesse relativement faible d’environ 7 nœuds, si bien que nous décidons de poursuivre notre route dans un premier temps. Après le contournement de la bouée spectacle, nous décidons d’inspecter la structure du bateau et de détecter d’éventuels dégâts. Ayant vécu d’autres talonnages par le passé, et au vu de la faible vitesse du choc, je ne suis, dans un premier temps, pas inquiète quant à l’intégrité de la structure de notre MACSF. C’est donc une surprise pour moi de constater que la structure est suffisamment endommagée pour nous empêcher de faire route sur le Brésil en toute sécurité.

Notre objectif est de reprendre la mer

"Aujourd’hui, après avoir mis le bateau à l’abri à Brest, nous prévoyons de le mettre en chantier à Lorient pour le remettre en parfait état. Notre objectif est de reprendre la mer, en course, aussi vite que possible. Notre motivation de terminer cette transatlantique, à Morgan comme à moi-même, est intègre, même si, bien sûr, la déception de ne pas nous battre avec nos concurrents est énorme. L’un comme l’autre avons déjà vécu bien des coups durs, et celui-ci ne sera probablement pas le dernier.

Merci à tous ceux qui nous encouragent dans ces moments difficiles. Quoi qu’il en soit, nous regardons vers l’avant et nous sentons forts grâce au soutien d’un sponsor et d’une équipe en or." 

L'aventure sur la Transat Jacques Vabre Normandie - Le Havre n'est donc pas finie pour Isabelle Joschke et Morgan Lagravière, skippers de l’IMOCA MACSF. Ils sont décidés à repartir dès que le bateau sera réparé.

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