Voile : deux équipages de professionnelles de santé participent au Spi Ouest France 2021

Trinité-sur-Mer, France, 8 octobre 2021

Deux équipages à 100% féminin et santé naviguent jusqu'au 10 octobre lors de la régate Spi Ouest-France à la Trinité-sur-Mer. Les professionnelles de santé s'engagent sur deux « Grand Surprise », aux couleurs de la MACSF et d’Horizon Mixité, l’association fondée par la skipper Isabelle Joschke qui prendra le départ de la Transat Jacques Vabre le 7 novembre prochain.

Cette année, quatorze professionnelles de santé participent au Spi Ouest France sur deux voiliers soutenus par la MACSF et l’association Horizon Mixité. Elles ont entre 22 et 59 ans et, sur la terre ferme, elles exercent comme médecin, kiné, infirmière, dentiste, pharmacienne, orthophoniste, cadre de santé, étudiante en médecine… Elles en commun d'aimer la mer et la voile, mais pour la plupart, elles n'ont pas l'expérience des courses.

Des femmes prêtes à se surpasser

Pour ces professionnelle de santé engagées dans le Spi Ouest France, cette régate est à la fois une manière d'oublier leur quotidien mais aussi de repousser leurs limites.   

« En 2021, notre société permet à tous de vivre ses rêves sans distinction de sexe. Nous avons une grande liberté hommes et femmes pour entreprendre, nous réaliser, oser. Cependant pour des raisons diverses, manque de temps, de confiance… des femmes dépassent moins leurs limites que les hommes. De belles initiatives comme celle que vous allez nous permettre de vivre lors de ce Spi Ouest ou des prouesses comme celle du Vendée Globe où les six femmes engagées ont toutes coupé la ligne d’arrivée, nous permettent de croire davantage en nos ressources et de nous surpasser » , témoigne Céline Duval, pharmacienne , « c’est aussi une belle occasion de s’évader du quotidien ».

L'idée d'Isabelle Joschke, skipper de l’IMOCA MACSF, à l'origine de cette initiative avec l’association Horizon Mixité dont elle est la co-fondatrice, était de donner l'exemple afin d'inciter toujours plus de femmes à oser participer à des compétitions.  « Peu de femmes osent se lancer dans la voile sportive », constate en effet Isabelle Joschke. C'est pourquoi, la navigatrice  a imaginé de « proposer à des femmes de venir naviguer en régate d’abord en équipage 100% féminin, pour qu’elles apprennent et se sentent autonomes, afin qu’elles puissent rejoindre par la suite un équipage mixte ». Le projet a convaincu la MACSF qui a décidé de le soutenir en 2020 et en 2021. 

Valoriser l'ambition et l'audace des professionnelles de santé

L'appel à candidatures lancé par la MACSF auprès de ses sociétaires a rencontré un franc succès.  Deux équipages de 7 professionnelles de santé ont finalement été constitués pour cette régate de la Trinité-sur-Mer. Un évènement sportif très particulier, organisé par le journal Ouest-France et la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer depuis une quarantaine d'années, qui réunit à la fois des amateurs et des professionnels de la voile, des monocoques et multicoques, des monotypes et des voiliers de série IRC et Osiris : 335 bateaux sont attendus cette année. 

Une opportunité formidable pour Julie Benoît, cadre de santé : “Lorsque j’ai entendu parler de cette participation possible au Spi Ouest France avec la MACSF et Horizon mixité pour les professionnelles de santé, j’ai sauté sur l’occasion car cette course est une course mythique pour moi. C’est un rêve qui se réalise de pouvoir y participer ! Cette participation est symbolique car elle est la preuve que même lorsqu'on pense que quelque chose est inaccessible, on peut tout de même y arriver à force d’enthousiasme et de détermination !”

Deux équipes bien entraînées

Avant de plonger dans la compétition du 8 au 10 octobre, les deux équipages ont pu s'entraîner à deux reprises en septembre lors de deux week-end. Le temps d'apprendre à se connaître et de rencontrer Isabelle Joschke qui est venue rejoindre les 14 participantes entre deux préparatifs pour sa future course en duo mixte avec Fabien Delahaye, la Transat Jacques Vabre. Une occasion de plus pour parler de mixité !

Pendant les entraînements, les futures régatières ont travaillé les manoeuvres sur les deux "Grand Surprise" avec deux skippers professionnelles qui les accompagnent dans cette aventure. La skipper du premier bateau, Anne Liardet, est un grand nom de la voile : elle est la 3ème femme à avoir terminé le Vendée Globe en 2005. Fidèle à son choix de vie lié à la mer et aux bateaux, Anne est convaincue que l’égalité entre les femmes et les hommes est une nécessité. Très engagée, elle s'investit aujourd'hui dans  l’association Cancer@Work qui agit pour changer le regard de l'entreprise sur les personnes souffrant d'un cancer et faciliter leur intégration dans le monde du travail. 

La skipper du deuxième bateau, Lucie Queruel, a déjà participé au Spi Ouest France, comme skipper l'an dernier avec un équipage de professionnelles de santé. Elle a  tellement apprécié l’expérience qu'elle s'est réengagée cette année.

Du bloc opératoire à la régate

La cohésion de l'équipe, l'esprit collectif, la collaboration et aussi la convivialité sont au coeur de cette expérience de navigation sportive. Certaines équipières font d'ailleurs le parallèle avec leur vie professionnelle comme Aude Constant, infirmière en bloc opératoire. 

 "Le bloc opératoire est comme la régate, une équipe où chaque membre à un rôle précis pour atteindre un objectif commun. Il faut savoir faire preuve de dynamisme, de persévérance et d’anticipation. Le tout en étant bien évidemment rigoureux sur les questions de sécurité. C’est une passion, le travail comme la voile », estime-t-elle.

Pour Ulrike Gross qui a d’abord exercé comme anesthésiste avant de devenir médecin du travail, en médecine comme en mer, c’est l’esprit d’équipe qui fait la différence.

“Comme anesthésiste on navigue avec son équipe de blocs opératoires en salles d'accouchement avec un seul but :  mettre au monde et sauver. On trouve alors des forces inouïes, de la créativité, de l'espoir et finalement il n'y a que le professionnalisme et l’esprit commun qui sauve. Pour moi, c'est aussi ça la voile : l'important ce n'est ni le sexe, l'âge ou la nationalité de l'autre. L'essentiel c'est l'humain face à la nature et l'esprit de communauté”.

Dans la course en mer comme dans les métiers de la santé, la capacité à s'adapter à des situations changeantes et à faire face à l'urgence sont essentielles selon Léa Bouroullec, chirurgien-dentiste.

“En mer, il faut s'adapter aux changements de situation et aux différents équipages. En santé, c'est pareil et c'est ça qui est intéressant.”, observe-t-elle.

Des femmes et ... des hommes 

Pour Laure de La Fortelle, pharmacienne, "la voile est un sport dans lequel les femmes peuvent se démarquer aussi bien que les hommes : “Le monde de la santé est très féminin et celui de la voile très masculin. Fort heureusement, les femmes sont de plus en plus présentes en mer et montrent qu’elles comptent.” Elle conclue : “La voile est le seul sport que je connaisse où les hommes et les femmes jouent sur le même terrain. Je trouve ça rare et précieux !”


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