Voile : 12 professionnelles de santé prennent le départ du Spi Ouest France 2020

La Trinité-sur-Mer, France, 24 septembre 2020

Deux équipages à 100% féminin et santé navigueront du 24 au 27 septembre lors de la régate Spi Ouest-France à la Trinité-sur-Mer sur deux « Grand Surprise » aux couleurs de la MACSF et d’Horizon Mixité, l’association fondée par la skipper Isabelle Joschke qui prendra le départ du Vendée Globe en novembre prochain.

Elles sont douze entre 21 et 52 ans et toutes professionnelles de santé : médecin, kiné, infirmière, auxiliaire de puériculture, étudiante en santé… Elles partagent la même passion pour la mer et la voile mais pour la plupart n’ont jamais régaté. Elles vont participer au Spi Ouest-France Destination Morbihan du 24 au 27 septembre en équipage sur deux voiliers « Grand Surprise » aux couleurs de la MACSF et de l’association Horizon Mixité.

Les femmes aussi peuvent naviguer !

Participer à cette régate est d’abord un défi qu’elles se lancent à elles-mêmes. « Dans mon parcours d'étudiante infirmière et de jeune navigatrice, j'ai parfois été blessée parce que nous ne sommes pas assez reconnues. J'ai envie d'agir à mon échelle en participant au Spi Ouest-France pour montrer que les femmes aussi peuvent naviguer et pourquoi pas gagner ! », témoigne Elodie Cade, étudiante en soins infirmiers qui « rêve de faire de la compétition » et « adore la confrontation ».

Isabelle Joschke, skipper de l’IMOCA MACSF, et l’association Horizon Mixité qu’elle a co-fondée en 2012, sont à l’origine de cette initiative. Partant du constat qu’encore « peu de femmes osent se lancer dans la voile sportive », l’idée était « de proposer à des femmes de venir naviguer en régate d’abord en équipage 100% féminin, pour qu’elles apprennent et se sentent autonomes, afin qu’elles puissent rejoindre par la suite un équipage mixte », explique la navigatrice.

Ultra-motivées

La MACSF a choisi de soutenir ce projet qui valorise l’ambition et l’audace des femmes, très nombreuses parmi ses sociétaires. La mutuelle a donc lancé un appel à candidature afin de créer deux équipages de six professionnelles de santé pour cette régate mythique de la Trinité-sur-Mer qui réunit plusieurs centaines de bateaux (326 cette année) et a la particularité d’accueillir aussi bien des professionnels de la voile que des amateurs. 

Pour Nathalie Launay, une auxiliaire de puériculture de 46 ans, c’était « une évidence » de répondre présente : « Vivre un moment autour de la voile en équipe et défendre la place de la femme : quel cadeau ! », s’exclame-t-elle.

Ce qui a décidé Marie Ancelin, étudiante en médecine, à participer c’est « l’aventure, la découverte, les rencontres, le partage » mais aussi la volonté de « montrer que le fait d’être une femme n’empêche en rien de faire de la voile et qu’il faut oser se lancer, sans se poser de question, quand on a envie de faire quelque chose ».

Bien entraînées

Une fois constitués, les deux équipages ont d’abord participé à deux week-ends d’entraînement en août et septembre. Le temps de faire connaissance, de se familiariser avec le bateau et de travailler la coordination des manœuvres avec les conseils de deux skippers professionnelles qui embarquent avec les équipières.

Le temps aussi de rencontrer Isabelle Joschke qui est venue rejoindre les 12 participantes entre deux préparatifs pour son tour du monde en solitaire qui commencera en novembre.  « C’est une belle surprise de rencontrer ces professionnelles de santé de tous les âges, ultra-motivées et avec un bel esprit de compétition. Je suis contente de voir qu’elles ont envie de montrer que les femmes sont capables de régater », s’est félicité la navigatrice.

Voile et santé

Entre les jours entraînement et de régate, les douze équipières auront partagé des moments de convivialité et une expérience qui n’est pas sans leur rappeler certains aspects de leur vie professionnelle, comme l’évoque Clara Mouton, en 5e année de médecine : « la médecine et la voile sont deux mondes riches en expériences solidaires et en vécus partagés où prévaut l’esprit d’équipe ».

Friederike Wilbert, médecin de 35 ans, pousse même plus loin la comparaison : « il existe plusieurs parallèles entre la position des femmes dans le monde de la santé et celui de la voile. Ces deux univers, longtemps dominés par des hommes, évoluent dans le bon sens. Plusieurs équipes mixtes, ou 100% féminines, ou des navigatrices en solitaire, ont ainsi montré que les femmes avaient leur place sur l‘eau. En tant que médecin et amatrice de voile, je suis fière de prendre des responsabilités, de travailler en équipe et de réussir ensemble. » 

Et les hommes ?

Les hommes ne sont pas oubliés pour autant par les équipières, qui feront sans doute partie d’un équipage mixte ou paritaire pour leur prochaine régate. « Ce que j'aime particulièrement dans la voile, la régate et la course au large, c'est que les hommes et les femmes courent ensemble, c'est une discipline mixte », souligne Lucie Gaudin, masseur kinésithérapeute de 30 ans.

Hélène Potier, en 4e année d’étude de médecine, se félicite de cette mixité car « en régate, les gros bras ne comptent pas, la tactique et la détermination font la différence », affirme-t-elle. Pour sa part, Nathalie Launay, auxiliaire de puériculture et aide-soignante, préfère dire « merci à tous ces hommes qui montrent le bon chemin » vers plus de mixité.

Un avis partagé par Mathilde Mauplin, masseur kinésithérapeute d’une trentaine d’années : « Les femmes opèrent, soignent et naviguent ; la voile et la santé sont gagnantes dans la mixité ! ».

Pour en savoir plus :

To secure its communication, contents are certified on the blockchain using Wiztrust.

Expert

Contacts Presse

Fichiers attachés

Sujet lié

Ils parlent de nous

SITE MACSF.FR