Vendée Globe : « Isabelle privilégie la recherche de vitesses régulières »

18 décembre 2020

Isabelle Joschke a fait son entrée dans les eaux du Pacifique Sud aujourd’hui à 12h45 HF en dépassant la Tasmanie, la longitude de la pointe la plus sud de l’Australie, qui marque également la mi-parcours pour les 27 rescapés du Vendée Globe. Autant de raisons qui justifiaient de dresser un premier bilan. Après 40 jours de mer, Alain Gautier, vainqueur de l’édition 1993 du tour du monde en solitaire et team manager de MACSF livre son analyse, statistiques à l’appui, sur la course pleine de maitrise réalisée par la navigatrice franco-allemande.

Une progression continue au classement

« Depuis le départ des Sables, près de 240 classements ont été publiés avec 19 changements de leaders. C’est un record dans l’histoire du Vendée Globe. Isabelle a débuté en douceur. Elle figurait au 28e rang à l’issue du 1er jour de course. Trois jours plus tard, elle pointait déjà en 23e position. Depuis, elle a gagné régulièrement du terrain pour se hisser à la 9e place qu’elle occupe aujourd’hui. C’est une belle progression. Elle s’est montrée prudente après le départ, elle a ensuite été très heureuse de retrouver le Top 10 », résume Alain Gautier, vainqueur de l’édition 1993 du tour du monde en solitaire et team manager de MACSF .


17e : le rang occupé par Isabelle Joschke au classement de la meilleure vitesse enregistrée sur 24h

« Sa meilleure journée est de 450 milles parcourus en 24 heures. Ce qui montre qu’elle privilégie d’abord la recherche de vitesses régulières, au lieu d’être à fond puis de ralentir. Elle a mis en place une routine qui la fait naviguer proprement sans chercher à flirter avec les limites hautes », décrypte le lauréat du Vendée Globe 1993», ajoute-t-il.


50 : égalité parfaite entre bâbord amures et tribord amures !

« Elle a fait jusqu’ici la moitié de sa course sur un bord et l’autre moitié sur l’autre bord. Concrètement dans l’Atlantique et jusqu’à l’entrée dans les 40e Rugissants, elle était plutôt bâbord amures (le bateau recevait le vent côté gauche). Alors que dans l’océan Indien elle a fait essentiellement du tribord amures (côté droit). On est quasiment sur du 50-50 », révèle Alain Gautier


Des écarts en accordéon avec la tête de course

« Son écart maximum avec la tête de course était de 967 milles au 13e jour de course. Aujourd’hui, au classement de 15 heures, Isabelle affichait un retard sur le leader de 506 milles. Le débours était descendu jusqu’à 300 milles le 12 décembre après le passage du Cap Leeuwin. Dans les heures qui viennent, elle devrait sûrement opérer un rapprochement car Yannick Bestaven traverse une zone de vent plus faible », détaille Alain Gautier.


Une remontée freinée par des avaries en cascade

« On est un peu surpris et déçu par le nombre de problèmes qu’elle a rencontrés à bord. Même si elle n’a pas été confrontée à de grosses avaries, tous ces ennuis ont nécessité des réparations importantes en termes de temps et d’énergie. Il a fallu qu’elle bricole dans des conditions qui n’étaient pas simples. En réparant les bouts (cordage) d’amures de gennakers, elle a laissé filer des milles importants dans un moment crucial. C’est dommage car on sent que le bateau va bien, qu’il a du potentiel même s’il n’a pas pu encore vraiment l’exprimer comme les autres foilers. On croise les doigts pour qu’Isabelle continue à naviguer aussi proprement avec la même détermination et clairvoyance », conclut le team manager du projet MACSF.

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