Privée de grand-voile, Isabelle Joschke reste en course

11 juillet 2020

Samedi matin, vers 9h00, au 7e jour de course de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, la skipper de l’IMOCA MACSF a été victime d’une avarie sérieuse. La bôme du monocoque s’est brisée en deux alors qu’Isabelle Joschke, placée aux avant-postes depuis une semaine, faisait route vers la 2e marque du parcours, le waypoint Gallimard. Malgré ce coup du sort, la navigatrice franco-allemande n’a pas abandonné. Elle veut rallier l’arrivée pour décrocher sa qualification pour le Vendée Globe.

 

« Elle est très déçue, c’est compréhensible. Aussi bien tactiquement que techniquement, elle naviguait très bien depuis une semaine. Il ne faut pas oublier ce début de transat et tout ce qu’elle a réalisé. En dépit de la fatigue de ces sept premiers jours de course et de cette avarie, elle garde le moral. Elle est combative. Comme d’habitude j’ai envie de dire », raconte Alain Gautier, son team manager.

 

La casse de la bôme, une pièce de 8,50 m de long et de 60 kg qui permet de tenir la grand-voile, est une avarie majeure sur un monocoque.

« La bôme s’est rompue au milieu. Il y a surtout la grand-voile qui est prise dessus. Sans grand-voile, c’est forcément pénalisant en termes de performance. L’équilibre du bateau s’en trouve aussi changé. Le bateau est moins stable mais il peut continuer à avancer. Il faut trouver des subterfuges. C’est ce qu’Isabelle tentait de faire en fin de journée. C’est elle qui nous appelle, elle nous donne des infos et bien évidemment on lui apporte des réponses », détaille Alain Gautier. 

Quand l’avarie a eu lieu, les conditions météo n’étaient pourtant pas extrêmes : 20 à 22 nœuds de vent et une mer pas trop forte. « Pour l’instant on n’arrive pas à comprendre ce qui a pu se passer. Il n’y a pas eu de signe avant-coureur », révèle le responsable du team MACSF. 

Suite à cette casse, d’autres petits dégâts sont survenus sur le bateau. Le pont notamment a été abîmé mais heureusement il n’est pas percé. La décision de rester en course comporte une part de risque car cela pourrait encore endommager le monocoque. Isabelle Joschke et son équipe en ont conscience.

Désormais, la navigatrice fait route vers le deuxième waypoint, la marque Gallimard, avec l’espoir de terminer la course. Pour l’instant, elle progresse uniquement avec sa voile d’avant.

« Elle utilise le J3 et fait tout pour essayer de renvoyer la grand-voile avec les moyens du bord. Les conditions qu’elle rencontre sont très variables, ça a bien molli, ça va reprendre un peu. Mais il n’y a pas de risque de vent fort sur sa route. Dans son malheur, elle peut avoir un peu de réussite j’espère avec des vents plutôt portants. Notamment sur le dernier bord entre la bouée et l’arrivée, avec possiblement des vents de travers, ce qui peut permettre d’avancer correctement sans trop de risques », confie Alain Gautier.

Après cette casse, l’espoir d’Isabelle Joschke et de son équipe est toujours de finir la course pour valider son billet pour le Vendée Globe mais pas à n’importe quel prix.

« Tout ce qu’elle a fait et vécu depuis une semaine, pousser son bateau à fond avec les copains bord à bord, c’est énormément d’expérience engrangée. On est super heureux de son début de transat. On a confiance en elle mais Isabelle doit d’abord faire attention à elle. », conclut Alain Gautier.

To secure its communication, contents are certified on the blockchain using Wiztrust.

Experts

Contact Presse

Fichiers attachés

Sujet liés

SITE MACSF.FR