Isabelle Joschke en route pour le Grand Nord

Les Sables-d'Olonne, France, 4 juillet 2020

Ce samedi à 15h30, les 20 solitaires engagés dans la première édition de la Vendée-Arctique-Les Sables ont coupé la ligne de départ et mis le cap vers l’Islande et les abords du cercle polaire arctique. Une zone aux conditions météo compliquées où n’a jamais navigué Isabelle Joschke. Séduite par le parcours choisi par les organisateurs, la skipper de l’IMOCA MACSF devra boucler cette transat aux airs de Vendée Globe pour valider son ticket pour le prochain tour du monde à la voile.

La course de préparation et de qualification au Vendée Globe s’est élancée cet après-midi au large des Sables d’Olonne dans des conditions proches d’un départ de Vendée Globe : 20 nœuds de vent et une houle de 2 mètres. Pour la skipper MACSF cette course dans l’Atlantique Nord marque le grand retour à la compétition en haute-mer après les annulations de The Transat entre Brest et Charleston et de la New-York-Vendée-Les Sables d’Olonne pour cause de Covid 19.

Prête et sereine


« J’ai hâte de partir et de franchir la bouée de dégagement Pasteur. A partir de là, on va commencer à s’éloigner un peu des côtes pour aller un peu plus au large. J’attends ce moment depuis des semaines avec mon équipe. Le team a super bien bossé jusqu’au bout sur la partie technique du bateau. Malgré l’enjeu sportif et les mesures sanitaires (un confinement durant 5 jours avant la course, un test Covid 19 la veille), je suis plutôt sereine », confiait Isabelle Joschke affairée par les derniers préparatifs avant de quitter le ponton de son port d’attache à Lorient. 

Longtemps incertain, le parcours en triangle de la Vendée-Arctique-Les Sables emprunte finalement la route Nord qui offre une meilleure visibilité météo. Les skippers de 60 pieds prennent donc la direction de l’Islande pour un passage non loin du cercle polaire où ils devront enrouler la bouée COI-UNESCO, située à 62°Nord 25 Ouest. Ils descendront ensuite vers les Açores et franchiront la deuxième marque Gallimard avant de revenir aux Sables une quinzaine de jours plus tard.

Une envie de grand Nord


« C’est le parcours qui avait le plus de chance d’être retenu par les organisateurs. Il me fait vraiment envie. C’est dans ce sens-là que je voulais courir cette transat. Je suis tellement curieuse de voir comment ce sera là-haut. Il y a longtemps que je ne suis pas allée dans un endroit véritablement inconnu pour moi. C’est ce qui m’attire et me fait peur en même temps. Je suis contente de commencer par le grand Nord », précise la navigatrice franco-allemande.

Monter vers le grand Nord n’est pourtant pas anodin. Des conditions météo difficiles (un vent fort, le froid) et une mer formée sont annoncées. Une perspective qui n’inquiète pas plus que cela Isabelle Joschke. « On part au près dans du vent médium et ensuite, en mer d’Irlande, nous allons rencontrer une dépression qui va nous amener un front, là soufflera un vent assez fort. Un petit passage à 30 nœuds avec pas mal de mer. Ce n'est pas insurmontable mais il y aura du vent au près, donc ce ne sera pas facile à bord. C’est un passage qui va durer probablement une journée, peut-être un peu plus. Derrière on aura une transition météo, avec une période sans vent, avant de croiser une autre dépression avec à nouveau beaucoup de vent », détaille l’intéressée.
Avec toutes ces conditions météo, les skippers doivent s’attendre à une course usante sur le plan physique et longue. « La course sera éprouvante, c’est une évidence. Le parcours est engagé et l’été est une époque de l’année où les situations sont instables. Avec toutes ces transitions météo, il va falloir manœuvrer très souvent. Au final, la durée de la course sera peut-être encore plus longue que ce que l’on imaginait ».

 

Des premières heures stressantes

Isabelle Joschke et l’ensemble de la flotte se préparent à vivre des premières heures stressantes en longeant les côtes de la Bretagne Sud, puis celle de la mer d’Irlande, connues pour le trafic maritime dense.
« Il va falloir être clairement vigilant la première nuit. Ce ne sera pas simple pour nous même si la direction de course nous impose pour des raisons de sécurité de laisser la zone côtière à tribord. Ce qui signifie qu’on ne pourra pas s’approcher jusqu’à une certaine distance de la côte. C’est plutôt bien car les routages avaient tendance à nous envoyer au plus près du littoral. On évite ainsi une prise de risques trop importante. Quand on croise très très près des côtes sur nos bateaux, les risques sont majeurs », commente Isabelle Joschke qui devra rallier l’arrivée de la première édition de la Vendée-Arctique-Les Sables pour espérer s’aligner sur le Vendée Globe.

 

Cartographie actualisée toutes les 30 minutes 24h/24 7j/7 : https://voile-macsf.fr/

 

 

To secure its communication, contents are certified on the blockchain using Wiztrust.

Experts

Contact Presse

Fichiers attachés

Sujet liés

SITE MACSF.FR