[PHOTO] Isabelle Joshke pratique le Pilates
Le Pilates est au coeur de la préparation physique d'Isabelle Joshcke qui participe au vendée Globe 2020, la course au tour du monde à la voile en solitaire.
« Dans ma préparation physique, je cherche à la fois à prévenir les blessures qui sont monnaie courante dans le sport de haut niveau et à apprendre à exploiter mon potentiel à 100%. J’en avais assez des tendinites et des douleurs chroniques, je ressentais le besoin de travailler l’ensemble de mes muscles, en profondeur comme en surface. Le Pilates correspond parfaitement à mes besoins. A travers cette méthode, j’ai appris à travailler en isométrie, c’est-à-dire à engager les muscles agonistes et antagonistes en même temps, pour gagner en puissance dans mes mouvements. Par exemple, j’utilise à la fois les dorsaux et les pectoraux lorsque je soulève une voile, ou encore je suis bien reliée à mes pieds lorsque je tourne les manivelles de la colonne. Le Pilates a également pour objectif d’allonger les muscles à travers l’effort, contrairement à la musculation classique qui provoque leur raccourcissement. L’idée est de gagner en souplesse et cette notion est centrale dans ma préparation. La souplesse permet un mouvement plus économe et donc un gain de puissance et d’endurance. Sans compter qu’elle est l’un des meilleurs moyens d’éviter les blessures. Naviguant sur un bateau très sollicitant surtout en solitaire, je travaille également l’endurance et la résistance grâce à la course à pied, la natation, le vélo. Ma préférence va vers la course à pied qui ne nécessite pas beaucoup de temps de mise en place et qui permet de travailler le cardio de manière efficace. Le sport n’est pas uniquement un métier pour moi. Pratiqué différemment il est aussi un moyen de se détendre, de se sentir bien dans son corps et tout simplement de rester en bonne santé. Les sports « nature » tels que la nage en mer, la randonnée en montagne, le ski de fond ou encore le paddle me permettent de ne plus être dans la compétition, mais uniquement dans le plaisir. Ce bien-être accumulé en dehors des courses me permet d’être performante lorsque je suis en mer. »
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