BAPTÊME DU FEU POUR CORENTIN HOREAU À BORD DE L’IMOCA MACSF
Corentin Horeau, skipper de l’IMOCA MACSF, a pris le départ de sa première course en solitaire à bord de l’IMOCA MACSF ce dimanche 3 mai. Cette 5e édition de la 1000 Race ouvre la saison, avec un parcours dense et sélectif de 1 000 milles nautiques.
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La 1000 race ouvre la saison IMOCA
Le premier grand rendez-vous de la saison s’est élancé à Port-la-Forêt à l’occasion de la 5e édition de la 1000 Race. Corentin Horeau et ses six concurrents se sont engagés en solitaire sur un parcours de 1 000 milles en Atlantique, comprenant un passage au Fastnet, le waypoint Guy Cotten dans l’ouest du Golfe de Gascogne et le waypoint Gallimard au large du Cap Finisterre. Un tracé complet, technique et des conditions globalement maniables pour une première en solitaire. Ce départ a une résonance particulière pour Corentin Horeau et la MACSF. Le skipper prend le départ de sa toute première course en IMOCA de la saison et signe son retour en solitaire, un format qu’il n’avait plus disputé depuis sa victoire sur La Solitaire du Figaro en 2023. Pour la MACSF, il s’agit également de la première course du nouveau bateau, venant concrétiser plusieurs mois de travail.
Un maître mot : l’apprentissage
Corentin Horeau aborde cette première course avec enthousiasme et lucidité. Les objectifs sont clairs : prendre du plaisir, découvrir pleinement le bateau et construire des repères en solitaire.
« Je m’élance sur cette première course avec de l’excitation, de l’envie et forcément un peu d’appréhension. La prise en main du bateau se fait progressivement depuis la mise à l’eau. On a déjà fait de belles navigations, des entraînements en faux solo et je commence à bien l’apprivoiser. L’idée, c’est de réussir une belle première. Prendre du plaisir, apprendre à naviguer seul sur ce type de bateau, prendre mes repères et gagner en confiance. Le plus gros défi sera de réussir à décrocher quand il le faut, notamment pour dormir. Mener un bateau seul, c’est engageant », confie Corentin.
Le principal défi pour le skipper sera en effet de réussir à lever le pied lorsque nécessaire, notamment pour se reposer. Compétiteur dans l’âme, Corentin Horeau devra trouver le bon équilibre entre engagement et gestion de l’effort sur cette première course en solitaire. « Il y a aussi cette petite crainte de ne pas avoir tout anticipé. Comme je découvre, il y a beaucoup de paramètres à gérer. Mais je suis bien entouré avec l’équipe MACSF et le team technique mené par Alain Gautier. On verra si je n’ai rien oublié en route ! » , déclare le skipper.
Un départ rapide, une course déjà stratégique
Corentin Horeau et ses six concurrents ont pris le départ dans un flux de 12 à 14 nœuds, offrant de belles conditions pour lancer la course. Si ce début a permis aux skippers de s’exprimer rapidement, la suite s’annonce plus complexe. À mesure que la flotte remonte vers la pointe bretonne, le vent devrait mollir, voire disparaître par endroit, rendant la progression plus incertaine et technique. « Ce sont des conditions plutôt intéressantes pour une première. Le vent est maniable, mais le petit temps peut vite devenir exigeant, avec beaucoup de manœuvres et une attention constante. Les premières heures vont être importantes pour trouver le bon rythme », raconte le skipper MACSF. Les derniers scénarios météo laissent entrevoir des écarts possibles dès les premières 24 heures, avec une fenêtre de passage qui pourrait profiter aux bateaux les plus rapides vers le nord, tandis que d’autres pourraient se retrouver piégés dans des zones sans vent
Une première course pour se construire
Au-delà des considérations stratégiques, cette première course représente avant tout une étape fondatrice pour Corentin Horeau et la MACSF. Dans un contexte exigeant mais progressif, l’enjeu sera de construire des automatismes, de gagner en confiance et de continuer à apprivoiser le bateau en conditions de course. Pour la MACSF, ce baptême du feu marque le véritable lancement du nouveau projet en compétition, après plusieurs mois de préparation. Une première étape clé pour installer une dynamique, valider le travail accompli et se projeter vers la suite de la saison.
« Notre nouveau projet IMOCA est officiellement lancé avec la 1000 Race. Toute la MACSF est derrière Corentin pour porter haut les couleurs du groupe jusqu’au prochain Vendée Globe. Avec ce départ dans de très belles conditions, nous sommes fiers et heureux de voir se concrétiser ces derniers mois de travail », explique Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF.
Une chose est sûre : au-delà du résultat, cette 1000 Race sera riche d’enseignements et posera les premières bases d’un projet ambitieux, appelé à monter en puissance au fil des courses.
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