[REPLAY CHECK-UP SANTÉ] Étude MACSF sur l'évolution de la profession infirmière
Le Dr Thierry Houselstein, directeur médical du groupe MACSF, interviewé par Fabien Guez dans le Check-Up Santé sur BFM le 4 juillet 2026. Une parie de l’émission CHECK-UP SANTÉ est consacrée aux évolutions de la profession infirmière, à partir d’une étude réalisée par la MACSF auprès de 890 professionnels de santé (infirmiers, médecins, étudiants et cadres de santé).
Le Dr Thierry Houselstein précise que l’enjeu n’est pas d’opposer médecins et infirmiers, mais de réorganiser le système de santé autour du patient. L’objectif est de renforcer la coopération entre tous les professionnels (médecins, infirmiers, pharmaciens, kinésithérapeutes, etc.) afin de mieux répondre aux besoins de la population.
Les principaux enseignements
La profession infirmière évolue fortement : la récente réforme élargit les compétences des infirmiers, notamment en matière de suivi des patients, de prescriptions dans certains cas et d’autonomie professionnelle. Cette évolution est globalement bien accueillie par les infirmiers comme par les médecins.
Des inquiétudes persistent :
la nécessité d’une formation adaptée aux nouvelles missions ;
un cadre juridique clair définissant les responsabilités de chacun ;
une couverture d’assurance responsabilité civile adaptée aux nouveaux actes ;
une revalorisation salariale en cohérence avec l’augmentation des responsabilités.
Les infirmiers se disent majoritairement prêts :
Environ 60 % estiment pouvoir assumer ces nouvelles compétences dès maintenant. Les autres souhaitent bénéficier d’une formation complémentaire avant de franchir cette étape.Les médecins soutiennent l’évolution, mais restent prudents :
Ils sont favorables à un meilleur partage des tâches, tout en souhaitant des garanties concernant la qualité de la formation, la sécurité des patients et la répartition des responsabilités, notamment pour les prescriptions.Les infirmiers en pratique avancée (IPA) :
Thierry Houselstein souligne que cette spécialité est prometteuse mais encore confrontée à des difficultés de reconnaissance, de rémunération et d’organisation. Les professionnels engagés dans cette voie restent néanmoins convaincus de son intérêt pour améliorer le parcours de soins.