Tour du monde à l’envers : une trajectoire assumée et cohérente
Actuellement engagé dans une tentative de record de tour du monde à l’envers sur son Ultim MACSF, Guirec Soudée a fait le choix d’une trajectoire dans le Pacifique, plus Nord que celle suivie par Jean-Luc Van Den Heede lors de son record de référence en monocoque. Cette option, qui est perçue par certains comme inattendue ou surprenante, s’inscrit pourtant dans une logique maritime claire, réfléchie et pleinement assumée
Dans un tour du monde d’Est en Ouest, la performance repose sur un équilibre permanent entre vitesse, cap, préservation du bateau et gestion de la fatigue du marin. Remonter temporairement dans le Pacifique permet de limiter l’exposition à des conditions extrêmes, de préserver l’intégrité du bateau et d’assurer la vigilance technique nécessaire avant de rejoindre le prochain grand Cap du Sud, le Cap Leeuwin.
Cette option stratégique est partagée par des navigateurs expérimentés.
Yves Le Blévec indique, ainsi, que lors de sa tentative en Ultim en 2017, il aurait emprunté une trajectoire similaire s’il n’avait pas fait naufrage au Cap Horn.
Ce choix constitue aujourd’hui le meilleur compromis entre performance et sécurité.
Le record de référence tient depuis près de 22 ans. Le battre implique non seulement d’aller vite, mais surtout de mener le bateau et le marin jusqu’au bout.
La trajectoire suivie par Guirec s’inscrit pleinement dans cette exigence de cohérence et de durabilité : il met à présent le cap au Sud de l’Australie.
L’approche de la Tasmanie s’annonce d’ores et déjà sportive, et la traversée de l’Indien à contre-sens, sous haute tension.
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