Corentin Horeau et l’IMOCA MACSF se préparent pour la rentrée
L'été est chargé du côté de l’équipe MACSF. Pendant que l'IMOCA est en chantier, son skipper, Corentin Horeau, enchaîne les défis sportifs, entre un retour aux sources en Figaro et une participation à l’Étape du Tour de France cycliste. Retour sur un début d’été intense, entre travaux d’optimisation et efforts physiques.
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L'Etape du Tour de France : une autre forme de préparation
Pendant que l’IMOCA MACSF est entre les mains de l'équipe technique, Corentin ne reste pas inactif. Entre un passage nostalgique en Figaro sur une étape du Tour de France à la voile, du 8 au 11 juillet, le suivi rapproché du chantier et une participation à l'Étape du Tour de France à vélo, l'été est tout sauf un moment de repos pour le skipper.
L'Étape du Tour de France est la plus prestigieuse cyclosportive d'Europe. Depuis 1993, elle offre à 16 000 amateurs l'opportunité unique de parcourir une véritable étape de montagne du Tour de France dans les mêmes conditions que les coureurs professionnels, sur des routes entièrement fermées à la circulation. L'édition 2026, disputée le 19 juillet, s'annonce comme l'une des plus exigeantes de l'histoire de l'épreuve : un tracé de 170 kilomètres, 5 400 mètres de dénivelé positif et quatre ascensions emblématiques – les cols de la Croix de Fer, du Télégraphe, du Galibier et de Sarenne – qui mettront à l'épreuve l'endurance, la préparation et la détermination des participants.
Se lancer sur l’Étape ne s’improvise donc pas : cela demande des mois de préparation, d'entraînement régulier, de rigueur alimentaire et physique, une discipline qui n'est pas sans rappeler celle qu'exige la course au large. Pour Corentin, ce défi cycliste s'inscrit pleinement dans sa préparation d'ensemble : « Participer à cette épreuve mythique, c’est, pour moi, pousser ma résistance mentale et physique, un exercice nécessaire pour affronter les conditions extrêmes de l'IMOCA, où l'endurance et la gestion de l'effort sur la durée font toute la différence. »
Un chantier d'été d'envergure
Entré en chantier mi-juin, l'IMOCA MACSF a déjà connu un premier passage à terre cet hiver, consacré pour l'essentiel à l'esthétique du bateau. Ce chantier d'été répond, lui, à un objectif bien précis : réparer et renforcer la cadène endommagée lors de l'avarie survenue pendant la Vendée Arctique. Une fois l'avarie disséquée par les architectes et les experts, le plan d'action s'est imposé de lui-même : diagnostiquer, réparer, consolider.
Mais l'équipe a également profité de cette sortie d'eau pour aller plus loin. Après plusieurs semaines de course et de tests en début de saison, place à l'analyse et à l'optimisation. Priorité a été donnée à l'allègement du bateau, avec notamment le retrait de plusieurs ballasts, ainsi qu'à l'amélioration du confort à bord pour le skipper.
Et la suite ?
Bateau consolidé, allégé et optimisé d'un côté, skipper affûté physiquement et mentalement de l'autre : cet été de préparation intense pose les bases d'une reprise de saison sous les meilleurs auspices pour l'équipe MACSF. L'IMOCA sera remis à l'eau mi-août, avant de nombreuses journées de navigation pour être fin prêt pour le Défi Azimut, dès le 15 septembre à Lorient, et la Route du Rhum, en novembre à Saint-Malo.